Le Cocu Magnifique 20/20
La nuit, j’en rêvais. Toutes les nuits. La dernière me donna à voir que j’étais quelque part en Chine, dans le Palais d’Eté de Pékin, assis sur le Trône, la posture souveraine, la main droite sur le pommeau de mon glaive… mon chambellan vint vers moi, m’annonça le plus sereinement du monde que mon empire était en proie aux émeutes, que les peuples jusque-là résignés s’étaient insurgés contre mon autorité et que
Je me réveillai sur le coup, même si j’étais à l’époque de ceux qui disaient qu’un songe, fût-il d’été, ne saurait être rendu temporellement en terme de jours, de mois… voire en siècles. Je devais avoir vu alors se défiler sous mes yeux l’Auguste Histoire de
Je fus réveillé le matin d’après par Aïcha en personne, y mettant les termes d’il y avait vingt ans, tout en douceur… la situation tenait de l’onirique, tellement belle et qui plus est à ma grande satisfaction. J’allais voir dans ce revirement l’exécution aveugle d’un de ces préceptes avec lesquels Amr Khalid bassinait son auditoire quand mon nez fût interpellé par l’odeur du salami : impossible ! je courus vers les chiottes, me soulageai et la chasse tirée, j’eu la satisfaction d’avoir accompli le geste le plus libérant, ontologiquement parlant, depuis la découverte des principes à la base de la mécanique quantique ! De la libération subliminale rien qu’en tirant la chasse d’eau ! vous vous rendez compte !
Commentaires
Finalement cette "chute" aux chiottes arrange tout le monde. Oui je m’en rends compte.
Nous y voilà donc. Le 20/20 tant attendu tant redouté. Le temps de l’apaisement, de la libération et du salami. De la concorde civile quoi.
Je n’irais pas jusqu’à dire que Aicha m’a un peu déçue. Je n’irais pas jusqu'à dire que j’aurais aimé que Hamza vienne plus souvent nous secouer avec ses mots crus et magnifiquement vrais. Je n’irais pas jusqu’à dire que le narrateur s’en est bien sortit lui qui s’est contenté souvent de laisser faire les choses , un brin indifférent, et que sa passivité s’est avérée finalement payante.
Non je dirais rien tout cela, je veux pas faire des déductions hâtives , je préfère laisser ces personnages attachants en paix. Ils sont bien comme ça, tout le monde est beau, tout le monde est gentil. Et en plus ils disent bien de choses non dites.
Et que dire en plus ! c’est devenu chez moi une habitude chaque matin j’inaugure ma journée avec ton feuilleton et maintenant arrivé à la fin de l’histoire …. je suis en manque. Et pourquoi ne pas le dire : Gar je m’étonne qu’à ce jour tu n’as encore rien publié. T’as un talent , un maniement incroyable de la langue et des êtres! Je souhaite sincèrement qu’un jour tu élargira ta cible de lecteurs et qu’un recueil de tes nouvelles soit dispo dans les librairies.
Voilà c’est tout ou presque. Aicha ,Saadia, hamza, Monsieur le narrateur : vous allez me manquer.
Loula à toi.
Finalement cette "chute" aux chiottes arrange tout le monde. Oui je m’en rends compte.
Nous y voilà donc. Le 20/20 tant attendu tant redouté. Le temps de l’apaisement, de la libération et du salami. De la concorde civile quoi.
Je n’irais pas jusqu’à dire que Aicha m’a un peu déçue. Je n’irais pas jusqu'à dire que j’aurais aimé que Hamza vienne plus souvent nous secouer avec ses mots crus et magnifiquement vrais. Je n’irais pas jusqu’à dire que le narrateur s’en est bien sortit lui qui s’est contenté souvent de laisser faire les choses , un brin indifférent, et que sa passivité s’est avérée finalement payante.
Non je dirais rien tout cela, je veux pas faire des déductions hâtives , je préfère laisser ces personnages attachants en paix. Ils sont bien comme ça, tout le monde est beau, tout le monde est gentil. Et en plus ils disent bien de choses non dites.
Et que dire en plus ! c’est devenu chez moi une habitude chaque matin j’inaugure ma journée avec ton feuilleton et maintenant arrivé à la fin de l’histoire …. je suis en manque. Et pourquoi ne pas le dire : Gar je m’étonne qu’à ce jour tu n’as encore rien publié. T’as un talent , un maniement incroyable de la langue et des êtres! Je souhaite sincèrement qu’un jour tu élargira ta cible de lecteurs et qu’un recueil de tes nouvelles soit dispo dans les librairies.
Voilà c’est tout ou presque. Aicha ,Saadia, hamza, Monsieur le narrateur : vous allez me manquer.
Loula à toi
Sacré Larbi, tu voulais t'en tirer à bon compte:-), moi aussi j'attendais que tu te manifestes.
Que dire, qu'éprouver face au Cocu magnifique. Je me demandais par moment si je n'étais pas dans un récit à la Borges, puis le narrateur nous donnait du Musil en passant par Salomon et la bande des joyeux lurons. Pour clore le tout, il nous balance du Isaac B. Singer (le B vient du prénom de sa mère Bathsheba la belle pour qui David tua un mari juste pour le plaisir de l'avoir à lui seul)Et la cerise sur le gâteau c'est le retour à la case départ, les toilettes ou la chambre d'eau. Tout un périple où le narrateur subit, j'avoue avoir aimé Hamza plus que tous les autres personnages car il est vrai. Saadia m'a fait penser à Cherifa. A des moments, je me suis surprise à penser que Aicha deviendrait une veuve noire et qu'elle l'engloutirait. Il y a dans le récit un côté Marquez par un je ne sais quoi qui fait qu'il y ait une langueur dans la narration malgré le rythme endiablé des évènements.
Et la fin est une sorte de fin comme je les aime, elle nous permet de continuer à imaginer une fois le récit terminé.
Voilà, Larbi. Satisfait:-)
Pour égayer mon ramadan (que je n’observe pas me suffisant d’observer ceux qui l’observent et qui en prennent de l’humeur (mramdnine) soit dit en passant) je voulais donc juste m’occuper. Je prends le premier livre à portée de main : Slave Of New York. Je l’ouvre avec la ferme intention de tisser sur la première situation relatée, me greffer dessus... Il y était question d’une jeune prostituée « soutenue » par un monsieur, doctorant en philosophie et en littérature. Je ne demandais que cela : le mec sera le narrateur et la prostituée (narratrice dans la nouvelle en question) devient du coup un personnage, la femme du premier donc… j’écrivais sans aucune perspective, sans aucun plan , me contentant de prendre note de vos commentaires,de vos encouragements et de continuer ainsi ma petite narration au jour le jour en m’en inspirant. Je ne savais pas, par exemple, que Hamza serait de la fête, ni Salomon d’ailleurs (David depuis que Loula a rectifié le tir), ni le Chambellan chinois .Le tout étant pour moi d’écrire…Curieusement chaque fois que le scribe s’en lasse, ne se reconnaît plus dans ce qu’il fait, vos commentaires font vite de lui donner cet indispensable apport de sang frais, sans lequel sa petite narration stopperait net… Voilà pour la génétique textuelle du Cocu Magnifique.
Ceci dit, je ne vous remercierais pas assez de votre soutien et parce que pudique (oui ! Larbi.. dans la vie je veux dire, la vraie) je me trouve inhibé par tant d’éloges et je vous dis, à vous tous, je vous aime … incapble de citer de noms, pudique je vous dis! ;)
Je reviens du restaurant, oui même à Khmiss Batata nous en avons des restos:-). GarAmud, j'ai vraiment eu du plaisir à te lire. Attends, tu sais on est tous pudiques, pas vrai Larbi:-). Donc entre pudiques les écrans nous font lâcher pas mal de lest.
A demain
PS. basta les mramdines, c'est du cinima tt ça:-)
Pudique c’est Hachoumi ? Ou je me trompe ?
Franchement tu nous as épaté et tu mérites bien un bon bordeau.
On lira quoi sur garamud prochainement ? Peut-on avoir l’exclusivité ?
Lady Loula : l’atelier d’écriture est une idée géniale. Je ferais un bon élève à Toi et à Lourd Gar. Je me vois bien assis devant vous deux et Hamza dans la table d’à côté :)
PS : Mince! (je voulais pas dire Merde parce que je suis pudique) demain il n y aura pas de Cocu Magnifique :(
Loula,
Exactement, le fait de se savoir anonyme derrière l'écran nous fait lâcher du lest et nous donne cette liberté dans le propos et dans le ton dont on ne peut faire preuve sur le tas, dans la vie de tout les jours et c'est cela même qui est génial sur le net.
Larbi,
pudique : 7achoumi, avec el merragatt en option... tout à fait;)
puisque tu souhaites le savoir, je suis entrain d'écrire un truc sur la classe moyenne marocaine et sur ... Hamza :)
oui vivement un atelier d'écriture! je suis partant, je mprends place à côté de Hamza. j'espère que la chose sera faisable, un peu comme dans une auberge espagnole où chacun y mettra sa rondelle de salami, le sens du partage ...
Allez Lourd Gar tu nous ouvre une bonne bouteille de Moughrabi.
Lady loula ramène des frites ca servira :)
Larbi, Le Scribe mérite un bon pinot noir de Coulanges la Vineuse, faut que t'ailles visiter le coin et surtout le vignoble en haut. Mince alors, yne3lha batata dès que ma moitié revient de voyage je vais dire: Babe let's go to Coulanges, il ne dira pas non. Besoin de vacances.
Bref, ce fut un plaisir ces derniers jours, j'espère que nous en aurons bien d'autres moments de ce genre avec comme dit Moul Leqlem le sens du partage.
bonne soirée à l'une et bonne nuit à l'autre ;)
Gar : tu peux demander à Monsieur Musil (que je connais pas mais que j’inviterai bien à un couscous) de traduire à Loula ce que je viens d'écrire :)
Musil pour référer son lecteur à l'Autriche de la fin du 19 siècle, disait la Cacanie. Hamza lui parle des Macorains (Marocains)
allez je vous laisse il est deja 1h51 chez moi. l'heure de doudou (seul avec mon oreiller sinf sinf )
a+
voilà une citation d'un grand homme : le peu de chose que je sais, je le dois à mon ignorance.
Bonne nuit et ferme la porte et les fenêtres ou alors c'est Hamza qui viendrait te réveiller, un kil de moghrabi à la main
bonne nuit!
Il faut dire que l'homme ratit large dans nos société. il est plus qu'un sex symbol, les hommes y passent aussi et j'en ai vus qui pleurent , tout aussi frevemment que les femmes à l'écouter...